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Des androïdes clones, déjà-vu dans Real Humans

Des androïdes clones, déjà-vu dans Real Humans

Pour le professeur Hiroshi Ishiguro de l’Université d’Osaka, créer des robots relève de l’art. Il a même déclaré lors d’une conférence que son but est, comme celui de tout artiste, de recréer l’humain. Mais lui s’exerce à travers la robotique.

 

La robotique comme un art

Recreate human-likeness but through robotics.

En septembre dernier, au cinéma The Arts Centre Gold Coast (Australie), H. Ishiguro a déclaré que, comme tout artiste, il recrée l’humain, grâce à la robotique.

Scientists need to be artists, because we need to find really new things.

Il a une vision de l’art bien particulière : pour lui, pas de différence entre les scientifiques et les artistes : tous doivent innover,  apporter de « très nouvelles » choses. Le professeur a également avoué avoir commencé à travailler dans l’Intelligence Artificielle après avoir réalisé qu’il ne pourrait pas gagner sa vie en tant que peintre.

 

Créer des clones

Après avoir créé un robot aux traits de sa fille, un deuxième ressemblant à Kuroyanagi Tetsuko, une présentatrice TV, le professeur s’est attelé à créer ses propres clones dont le premier a vu le jour en 2010.

Geminoid HI-2, Geminoid HI-4 et Geminoid HI-5 sont des androïdes télé-opérés (ils peuvent être commandés à distance). Le premier a 50 DOF (« Degree Of Freedom » en anglais, ce terme désigne la capacité des robots à bouger selon un axe de translation ou de rotation) et les deux autres 16 DOF, se comportent comme de vrais humains, ainsi qu’indiqué sur le site d’HI.

Geminoid HI-5, lui, n’a pas de corps.

HI explique qu’il a créé ces robot clones car il était curieux de se trouver face à lui-même. Créer des androïdes humanisés permet au Professeur de s’interroger sur l’âme et la conscience humaine.

Professeur Hiroshi Ishiguro et Geminoid HI-4

 

HI porte les mêmes vêtements que ses Geminoids et va même, pour parfaire la ressemblance, jusqu’à se faire des injections de botox. Comme il l’a confié au journal Gold Coast, rajeunir coûte moins cher que de faire vieillir ses robots.

 

Ses créations peuvent remplacer la compagnie humaine

Le Professeur assure qu’il est maintenant libre de voyager, son robot étant capable de donner un cours magistral à sa place à l’Université d’Osaka.

Pour lui, l’Intelligence Artificielle doit prendre une apparence humaine pour communiquer avec un humain. Au Japon, ses autres androïdes clones comme Geminoid F ou  Otonaroid exercent déjà des métiers : réceptionniste, guide de musée… L’un de ses robots connait 100 000 modèles de conversation, un autre encore peut discuter pendant une heure de sushis et de ramens.

Sur son site, sa vision est claire : « Si on améliore l’interaction humain-robot, les robots seront capables de s’intégrer à la société humaine en tant que partenaires et établiront des relations sociales naturelles avec les humains. « Nos cerveaux sont conçus pour communiquer avec les humains, non pour manipuler des claviers ». Globalement, pour lui, les robots doivent jouer un rôle positif dans la société. Ils présentent ainsi une véritable opportunité face au vieillissement de la population.

Mais ils ont un prix… Par exemple son androïde féminine Erica, a couté un total de 1 million de dollars.

 

Tetsuo Kuroyanagi et son clone à la télévision

 

Dans la série TV Real Humans 

Dans la série suédoise Real Humans de 2012, la commercialisation et l’usage des androïdes (‘les Hubots’) est de plus en plus démocratisée. Ces derniers sont utilisés pour effectuer des tâches quotidiennes à la fois domestiques et industrielles : femme de ménage, nounou, ouvriers, compagnons ou encore partenaire sexuel, ils remplacent peu à peu les humains. Certains d’entre eux sont des clones d’humains encore en vie ou non. Alors que la série avance, on commence même à penser que ces Hubots devraient être considérés comme des sujets à part entière, avec des droits, des rémunérations.

 

 

sources : Geminoid / Newscientist / Real humans

 

 

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