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Un club en réalité virtuelle, le nouveau projet de Panteros666

D’un point de vue vestimentaire, le DJ français Panteros666 est déjà dans le futur. Mais cela ne s’arrête pas là. Passionné par la technologie et le futur de la musique, il ouvre un club entier en réalité virtuelle créé par le studio Monochrome. Tout cela pour le lancement d’un nouveau projet, Hyperalliance A/V.

Panteros Media Galaxy et Hyperalliance A/V sont les deux derniers projets de l’artiste. Comme il le confie dans une interview donnée à Trax : « Panteros Media Galaxy, c’est la partie label traditionnelle. Ça implique de sortir des morceaux, des vinyles, d’organiser des événements… Hyperalliance c’est la partie plus futuriste, c’est-à-dire mon travail avec Ines Alpha, où l’on s’attarde sur les éléments visuels qui accompagnent la musique. » Pour le lancement d’Hyperalliance, c’est donc une vidéo 360 et un club en réalité virtuelle, ou « métaclub », que Panteros a créé. Supposé accompagner le premier EP de son nouveau label, chaque morceau nous emmène dans une pièce différente, chacune imaginée par un artiste faisant parti d’Hyperalliance.

Dans le futur, des teufs dans des métaclubs

Que ce soit dans le cadre d’un clip ou dans le cadre d’un concert, la réalité virtuelle aura sûrement un vrai rôle à jouer dans la musique. A l’heure où il faut faire vivre de véritables expériences sensorielles au public, la VR permet d’ajouter une dimension supplémentaire à un simple morceau de musique. En effet, si le public a pour habitude d’être spectateur, la réalité virtuelle a pour principal avantage de lui permettre d’être acteur de ce qu’il écoute et donc de vivre pleinement son expérience.

Pour les artistes de musiques électroniques, pourquoi ne créeraient-ils pas dans le futur leurs propres « métaclubs » pour célébrer la sortie d’un album par exemple. Fini les événements privés, les personnes pourraient revêtir leur casque VR multi-sensoriel et se connecter au métaclub directement de chez elles. Pratique, plus besoin de désigner un Sam.

Tous se réunir, tout en restant dans son coin ?

Bien sûr, tout cela rejoint le débat existentiel de la technologie : la perte du côté humain. Les possibilités créatives qui s’offrent aux artistes et autres créateurs d’événements s’en retrouvent décuplées, mais le risque de se retrouver avec des divertissements à la sauce Black Mirror sera de plus en plus présent.

Cependant cela reste à nous de profiter ce genre de technologie avec parcimonie. Serait-ce un souhait un peu utopiste ? Sûrement. Mais la technologie sera envahissante si nous décidons qu’elle le soit. Alors conservons ce côté humain et déplaçons-nous en concerts afin de ne pas tomber dans le tout-techno.

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